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Nous aurons donc passé un peu moins de 48 heures dans les bras de l’hôpital, au milieu d’enfants toussants, éructants. Avec Marie nous nous étions dit que ce serait un week end nous nous reposer. Next time. Ce séjour nous aura permis en tout cas de perfectionner notre technique de lavage de nez, et de constater que les labos pharmaceutiques ont toujours de bonnes méthodes pour imposer des produits même quand leur efficacité n’est pas avérée à 100 %. Il en va ainsi des anti-corps qu’on administre au nouveaux-nés pour les protéger des bronchiolites, affections dont souffrent Camille et Chloé ces jours-ci. Marie s’est vu reprocher que nous n’ayons pas fait protéger les filles avec ce médoc. Nous avions pourtant pris la décision après discussion avec le pédiatre de la néonat qui nous avait en substance expliqué que ce traitement coûtait un fortune, que le produit et son administration étaient très douloureux pour les enfants, qu’il ne garantissait pas un retour aux urgences pédatriques, voire en réa en cas de passage de la maladie, qu’il était obligatoire uniquement pour les enfants nés avant 28 semaines d’aménorrhée. Après quoi, sachant que Camille et Chloé n’iraient pas en crèche, qu’il n’y a pour le moment pas d’autres enfants en bas âge dans notre entourage, nous avions décidé en pleine conscience que la faible exposition potentielle au virus de la maladie et les inconvénients du traitement ne justifiaient pas que nous l’infligions à Camille et Chloé. Mais visiblement, à l’étage en dessous, en pédiatrie, presque sommes nous des parents indignes de l’avoir fait… Bref, ce n’est pas très grave, mais ça saoûle.
Camille & Chloé | Saison 2 – Il y a une vie après la néonat