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Mais combien de Romands connaissent vraiment leurs représentants? Hormis quelques minutes une fois tous les quatre ans, que savons-nous de leur vie? Rien ou presque. Nous zappons de l’un à l’autre au gré des chances de médailles. La vérité, c’est que certains n’étaient là que pour apprendre, comme Elise Chabbey et Augustin Maillefer, 19 ans à peine. Pour Romuald Hausser (voile, 470), Londres était surtout une escale sur la route de Rio en 2016. La vérité, c’est dire aussi que tous n’ont pas déçu. En beach-volley, le Genevois Sébastien Chevallier, associé au vétéran Sascha Heyer, a réussi un très beau parcours jusqu’en huitième de finale. A l’heptathlon, la Nyonnaise Ellen Sprunger, portée par l’ambiance exceptionnelle du stade olympique, a justifié sa sélection. En aviron, Lucas Tramèr et ses partenaires du quatre poids léger ont participé à la finale et gagné un diplôme olympique (5e rang). «Il y a trois mois, je me faisais opérer des deux poignets», sourit doucement l’étudiant en médecine, au final plus handicapé par une ligne d’eau défavorable.
Déception: Le rêve inachevé des romands